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BEWEGING EX-MOSLIMS VAN BELGIË - MOUVEMENT DES EX-MUSULMANS DE BELGIQUE


TÉMOIGNAGES DES APOSTATS

Témoignage d'une ex-musulmane convertie

 

Je suis née dans une famille flamande traditionnelle, catholique et aisée, j'ai vécu dans une "cage dorée", mais n'avais finalement que très peu de liberté personnelle. Y compris - et surtout - psychologique. A tel point que sitôt que l'occasion se présenta, j'ai trouvé un travail et déménagé pour habiter seule.

 

Après quelques brèves relations sans lendemain, j'ai rencontré mon futur époux. Un musulman tunisien, mais qui n'était pas pratiquant et mangeait même de la viande de porc. Il n'avait jamais lu le Coran et n'avait jamais respecté le ramadan.

 

Ma famille, qui n’était déjà guère heureuse de me voir vivre seule, s'est inquiétée lorsque je leur ai parlé de mon petit ami. Mais l'amour rend aveugle et même sourd, je n'ai pas tenu compte de leur avis (« racistes », « petits esprits » etc.) et ai poursuivi ma relation. C'était une première étape vers mon isolement: nous deux contre le reste du monde. Car il y a près de 30 ans, un mariage mixte était tout sauf évident. Mes amis se sont éloignés, ce que je faisais n'était pas à faire.

 

Tout allait pourtant bien, c'était un amour fou, jusqu'à la naissance de notre premier enfant. Comme beaucoup de femmes après un accouchement, je n'avais d'yeux que pour notre bébé, ce qui suscita la jalousie de mon mari. Il m'a dit un jour, après une banale dispute : "Un jour, j'emporterai ton bébé, tu verras bien". C'était la première semence de ma soumission… Comme je m'étais isolée très vite (uniquement des amis musulmans, au mieux quelque couples mixtes, pas de famille, seulement des collègues "admis" invités à la maison…), je me suis mise dans une situation de dépendance envers mon mari, y compris financière. Mais j'étais naïve et immature. Mon éducation stricte m'avait conditionnée à ce type de sévérité, que je considérais comme tout à fait normale. Elle m'était même familière, si bien que je l'acceptai…

 

Lorsque nous allions en Tunisie, c'était comme si j'étais au paradis. Je suis de nature très sociale et là-bas, j'étais comblée. La famille, les amis et voisins passaient nous dire bonjour, tout le monde était content de me voir, j'étais comme un poisson dans l'eau. Comme j'ai la bosse des langues, j’ai vite appris à parler avec les gens, ce qui a facilité mon intégration. Petit à petit, on a commencé à me faire un lavage de cerveau sur la religion. On ne me racontait que les beaux côtés de l'Islam, cela ressemblait à mon ancienne foi, le même Dieu - dans une autre version, plus légère -, l'obéissance et la soumission que l'on m'apprenaient autrefois la maison ; j'étais donc la "bonne poire" pour tomber dans le piège de l'Islam. Après un an, je prononçais le Shahada et j'étais devenue musulmane, sans vraiment m'en rendre compte.

 

Sur l'entrefaite, nous avons eu deux autres enfants. Lorsque j'y songe, je voulais vraiment ces deux enfants parce que je me sentais inconsciemment très seule et peu aimée. J'avais pourtant un mari qui m'assistait beaucoup (ou plutôt : me "surveillait" beaucoup), j'avais une famille musulmane bienveillante qui avait remplacé ma famille génétique, mais qui, lentement mais sûrement, commençait à m'asphyxier. Tous mes gestes et paroles étaient passés au crible, tout était rapporté à mon mari, j'arrivais toujours en dernière place. Cela empira lorsque mes enfants devinrent plus grands et que l'aîné atteignit l'âge de la puberté. Les musulmans n'ont aucun sens de la psychologie, et encore moins de celle de l'adolescence. J'estimais comme mon devoir de mère d'intervenir pour leur garantir une certaine liberté. Cela causa d'insupportables tensions et de la violence verbale. J'étais devenue "une mauvaise mère", je n'incitais pas mes enfants à une obéissance aveugle.

 

Sur l'entrefaite, le décès de mon beau-père fut pour mon époux le catalyseur pour devenir musulman pratiquant. Du jour au lendemain, il se mit à respecter strictement le ramadan, à ne plus montrer aucun respect pour les autres religions (dont il se moquait), à imposer des règles islamiques sévères pour ses enfants et pour moi-même. Dans la communauté musulmane qui m'entourait, je perçus aussi de profondes fissures dans l'esprit de gentillesse que j'avais remarqué au début. J'étais maintenant "l'une d'entre elles", on ne prenait plus de pincettes, la dure réalité me devenait petit à petit évidente.

De retour en Belgique, vivre selon les règles de l'Islam de mon mari devint encore plus difficile. Car entre-temps, j'étais vraiment devenue adulte et grâce à une psychothérapie profonde, qui à mon avis m'a sauvé la vie, j'ai commencé à me rebeller contre ce que je considérais comme le caractère difficile de mon mari… Parfois, je pensais même que c'était un malade mental ! Il était jaloux de tout, il voulait tout commander, contrôler, menacer… Bref, un vrai musulman, comme je m'en rendis compte plus tard !

 

Pour moi-même et mes enfants, la vie était souvent un enfer. Mais pas envers le monde extérieur: nous devions garder l'image d’un couple uni, grâce à des efforts surhumains de ma part. Fort heureusement, mon mari a voulu donner une bonne éducation aux enfants… Cela allait provoquer sa chute en tant que "dictateur".

 

La vraie libération survint lorsque je me mis à lire le Coran et les Hadiths. C'était effrayant ! D’un coup, je comprenais ce que mon mari voulait dire: il ne souffrait pas de problèmes psychologiques, il ne faisait qu'appliquer le Coran ! Soudainement, tout devint clair, y compris le monde musulman dans lequel j'avais ressenti tromperie, malhonnêteté et trahison. Toutes les pièces du puzzle prenaient place ! Eh bien, tout cela était simplement l'Islam ! J'étais tombée dedans et j’en étais abasourdie ! Du coup, j'étais guérie de l'Islam et d'emblée, de toute foi en un quelconque dieu. Ce processus a duré environ trois mois, et je puis vous dire que ce fut pénible. J'étais vraiment perdue, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je faisais des cauchemars… Je fis alors le serment de m'engager à éviter que mes propres enfants et ceux des autres ne souffrent de l'Islam. C'est pourquoi j'ai fondé le département néerlandophone de Faith Freedom International (http://www.dutch.faithfreedom.org).
 

J'ai déclaré à ma famille musulmane que je n'étais plus musulmane. Ils étaient outrés et m'ont qualifiée de paria. J'ai bien dû faire courbe rentrante, contrainte et forcée, ils pensent maintenant que ce n'était qu'une folie passagère… Mais ils restent sur le qui-vive. Mon mari, quant à lui, n'en revenait pas. Il m'a ordonné de me taire et de ne surtout rien dire aux enfants. Cependant, j'aime bien parler, surtout lorsqu'on me l’interdit… Je lui ai dit aussi qu'il pouvait divorcer, qu'il devait même le faire, étant donné que je n'appartenais plus à "ahl oulkitaab" mais était devenue athée. Il se tut et décida que nous ne devions plus en parler et faire comme si de rien n'était.

 

J'ai accompli un long chemin, ai beaucoup souffert, mais ai aussi reçu beaucoup d'amour. Mes enfants grandissent pour devenir de bons adultes, qui se sentent bien dans leur peau et gardent les pieds sur terre. Ils n'ont rien à faire de l'Islam, ils en ont déjà assez souffert. Mon mari commence à être tout seul avec son ramadan, ses prières et ses insh'allah. Sa jalousie et ses menaces m’indiffèrent. Je m'en suis défaite en prenant de la hauteur et en le lui déclarant. Car quelqu'un qui est victime d'un musulman lui donne souvent le pouvoir. Naturellement, le fait que mes enfants deviennent adultes et peuvent se prendre en charge joue un rôle important : ils ne peuvent plus m’être volés. J'ai parfois de la compassion envers mon mari, mais bon, c'est son choix d'être esclave d'Allah et de le rester. Il est prisonnier de la peur de la mort, de l'enfer, d'Allah, des anges… C'est terrible.

 

J'ai fini, après tant d'années de quête, par me retrouver moi-même. Mieux vaut tard que jamais. Je me suis débarrassée du fardeau et j'envisage désormais l'avenir avec espoir et courage. Mes enfants s'en sortiront, ils seront libres du lavage de cerveau nommé Islam.

 

Le plus grand bien sur terre : la liberté, dans tous les sens du terme !