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BEWEGING EX-MOSLIMS VAN BELGIË - MOUVEMENT DES EX-MUSULMANS DE BELGIQUE

Introduction

Dans notre discussion sur la situation légale de la femme dans l'Islam, nous ferons régulièrement référence au guide de la Charia “Reliance of the Traveller/La Dépendance du Voyageur” de l'école Chafi’i, l'une des quatre grandes écoles de la jurisprudence islamique chez les sunnites. Nous conseillons à quiconque intéressé par l'Islam et ayant des connaissances suffisantes de l'anglais d'acquérir cet ouvrage.
Nous insistons sur le fait que cette discussion ne reproduit pas notre interprétation du Coran et des Hadith, mais des érudits islamiques qui consacrent toute leur vie à l'étude de l'Islam. Les grandes écoles sont d'accord sur les principes essentiels, mais des différences subsistent sur la façon de les appliquer. En pratique, les pays islamiques dérogent en de nombreux points de la Charia. Cela ne signifie pas que la Charia soit en quelque sorte souple mais simplement que les responsables de ces pays estiment qu'elle n'est plus de leur temps sur certains points particuliers. Il faut préciser qu'il n'existe pas de Charia "modérée", même si on le souhaitait.

Nous faisons aussi référence aux pages suivantes de notre site (partiellement en anglais):




Les hommes et femmes sont-ils égaux dans l'Islam ?

Les musulmans prétendent que les hommes et femmes sont égaux dans l'Islam. C'est exact, mais cela ne concerne que la relation entre le croyant et Allah. Aux yeux d’Allah, tous les musulmans sont égaux. Quiconque croit en Allah et en Mahomet et agit avec bonté envers les autres croyants recevra "une grande récompense" d’Allah au ciel. C'est ce que déclare le verset suivant du Coran:

33.35. Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense

Ce verset est inlassablement répété par les musulmans qui veulent démontrer l'égalité des droits entre hommes et femmes. Mais ce n'est pas de cela dont parle ce verset : c'est un verset "religieux" qui n'a aucune conséquence légale dans la vie d'un musulman. C’est pourquoi nous expliquons ci-dessous à quel point les droits des hommes et des femmes sont différents. Des dizaines, voire des centaines de versets en témoignent.

Les hommes ont la tutelle sur les femmes, verset du Coran 4.34

Allah a donné aux hommes et aux femmes des droits et des devoirs différents. Nous donnons un résumé sur cette page avec des références à d’autres textes.

Le verset suivant dresse un résumé de la relation mutuelle entre hommes et femmes. Il définit que les hommes sont responsables des femmes comme l'est un tuteur. Les femmes sont donc considérées comme des mineures qui dépendent toujours d'un homme. En outre, une femme doit toujours obéir à son mari qui, le cas échéant, doit "corriger" son épouse pour la remettre sur le droit chemin, comme le font des parents avec leurs enfants. L'inverse n'est pas vrai: un homme ne doit pas obéir à sa femme, elle n'a pas le devoir ni la responsabilité de le remettre éventuellement sur le droit chemin, et donc de le "frapper".

4.34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !


Outre ce verset du Coran, les traditions de Mahomet (ou Hadith) définissent dans les grandes lignes les relations entre hommes et femmes :


'Abdullah bin 'Umar a rapporté : Le prophète a dit : "Chacun de vous est un tuteur et chacun de vous est responsable (envers ses protégés). Un maître est un tuteur et est responsable (pour ses sujets) ; un homme est un tuteur pour sa famille et est responsable (pour elle) ; une femme est tutrice sur la maison de son mari et en est responsable ; un esclave est le tuteur de la propriété de son maître et en est responsable. Attention ! Chacun de vous est un tuteur et vous êtes responsable (de vos protégés)."


Ibn 'Umar a transmis : Le Prophète a dit, "Chacun de vous est un tuteur et vous êtes responsable de vos protégés. Un maître est un tuteur et un homme est un tuteur pour sa famille ; la dame est tutrice et est responsable de la maison de son mari et de ses descendants ; et ainsi, vous êtes tous tuteurs et responsables de vos protégés.


CES TEXTES, CONVERTIS DANS LA LOI ISLAMIQUE, IMPLIQUENT :

Obligation d'un époux/d'un père

1- Il doit subvenir à toutes les dépenses de son épouse et de ses enfants. Ce qu'un homme doit consacrer à sa femme est fixé en détail (voir plus loin). La condition de ce devoir d'entretien est le bon comportement de son épouse (voir plus loin). Si un homme autorise sa femme à travailler, elle peut dépenser pour elle-même l'argent qu'elle gagne, étant donné qu'elle n'a pas de devoir d'entretenir sa famille ni elle-même. Elle est également libre de dépenser l'argent comme elle l'entend.

2- En tant que chef de famille, l'homme prend les décisions du choix de résidence, de l'époux de ses filles, de la façon de consacrer l'argent qu'il gagne… La loi islamique lui donne effectivement cette autorité. Prenons un exemple en Arabie Saoudite. Un homme a marié sa fille de 8 ans à son ami de 58 ans. La mère s'adresse aux tribunaux pour demander le divorce de sa fille. Le juge estime qu'elle n'est pas compétente étant donné qu'elle n'en a pas la tutelle, qui revient au seul père. Le juge déclare que la petite fille doit attendre la puberté pour demander elle-même le divorce. Jusqu'à la puberté, elle n'a pas le droit d'agir elle-même. Voyez aussi le lien suivant.
Dans la plupart des communautés musulmanes, cependant, les époux prennent souvent leurs décisions de commun accord, après concertation. Cela est toutefois une habitude culturelle, ce n'est pas ce que l'Islam exige. Selon l'Islam, un homme ne doit en rien demander l'autorisation de son épouse : il décide de façon souveraine.

3- Un père est responsable de ses fils jusqu'à leur puberté, qui sont alors considérés comme des adultes. Le code mentionné ci-dessus décrit au §k13.8 la puberté comme "l'âge où il a ses premières éjaculations nocturnes", ou au plus tard à ses 15 ans. Le jeune homme devient adulte et prend alors ses décisions lui-même.

Un père est responsable de ses filles jusqu'à leur mariage, peu importe leur âge. Cela se constate aussi au fait qu'une femme soit mariée par son père, voir le code ci-dessus §m3.4.


Obligations d'une épouse ou d'une femme

1- Elle doit obéir à son mari. Cela est stipulé entre autres au verset 4.34 :

4.34 ... Les femmes vertueuses sont obéissantes ... Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles ....

Un homme ne peut toutefois obliger son épouse à agir contrairement aux règles islamiques. Voici un Hadith qui l’illustre bien.

2- L'épouse doit consentir des relations sexuelles avec son mari chaque fois qu'il le demande ; dans la terminologie islamique, on comprend par "désobéissance d'une femme" qu'elle refuse une relation sexuelle. Lisez ici pour en savoir plus. Cette règle est basée sur le verset du Coran 2.223 et sur plusieurs Hadith, notamment Bukhari 7.62.81, 7.62.121 et 7.62.122.

2.223. Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Allah et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants !

Le commentaire du Coran d’Ibn Kathir est basé sur des traditions fiables de Bukhari, Muslim et Abu Dawud. Il signale que le verset du Coran 2.223 parle des relations sexuelles (voir le lien suivant). Selon ce verset, le corps de sa femme est à la disposition de l'époux, comme il l'entend. Étant donné que le Coran s'adresse en majeure partie aux hommes, il ne dit rien de la satisfaction des besoins sexuels de la femme.

Tradition de Bukhari 7.62.81:

'Uqba rapporte:"Le Prophète dit: 'les conditions les plus à même d'être respectées sont celles qui vous donnent le droit de jouir de ses parties intimes [à la femme] (c.-à-d. les conditions d'un contrat de mariage).' “

Tradition de Bukhari 7.62.121:

Abu Huraira a transmis : Le Prophète a dit, "Lorsqu'un homme invite sa femme à dormir avec lui et qu'elle refuse de venir à lui, alors les anges la maudissent jusqu'au matin suivant."


3- Elle a besoin de l'autorisation de son mari pour quitter la maison (voir aussi).

Le Coran prescrit qu'une femme doit de préférence rester à la maison, à moins qu'elle n'ait une bonne raison de sortir. Travailler et gagner de l'argent n'en sont pas: c'est en effet le devoir exclusif de l'homme.

Bien que les versets suivants du Coran concernent les épouses de Mahomet, plusieurs Hadith indiquent que les femmes doivent recevoir l'autorisation pour sortir de la maison.

33.33. Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement.

L'un des Hadith de Bukhari, à savoir 7.62.165, précise que les femmes ont besoin de l'autorisation de leur mari pour quitter la maison :

Le père de Salim a transmis : Le prophète a dit, "Si la femme de quelqu'un demande l'autorisation de se rendre à la mosquée, il ne peut le lui interdire."

Dans ce cas, Mahomet l'autorise à faire une activité précise, à savoir se rendre à la mosquée. Elle doit demander la permission de son mari qui ne peut la lui refuser.

Cela devient cocasse lorsque Mahomet donne l'autorisation aux femmes de se rendre aux toilettes qui se trouvent à l'extérieur. Pour cela, elles ne doivent pas avoir l'accord de leur mari. Il est intéressant de noter qu’Allah/Mahomet avait besoin d'une "inspiration divine" pour établir cette directive. Accorder aux femmes l'autorisation de sortir de la maison n'est apparemment pas évident, c'est du moins ce que l'on peut en déduire du Hadith de Bukhari 7.62.164 :

'Aisha a déclaré : "Un jour, Sawda bint Zam'a a quitté la maison le soir pour un besoin précis et 'Umar l'a vue, l'a reconnue ; il lui a dit, "Par Allah, O Sawda tu ne peux pas te cacher à moi." Elle est alors retournée vers le Prophète et lui a raconté ce qui s’était passé alors qu'il était dans ma maison à prendre son repas vespéral et tenait en main un os avec de la viande. Il lui survint alors une inspiration divine et lorsqu'elle est passée, lui (le Prophète) a dit : "O femmes ! Vous avez reçu d'Allah l'autorisation de sortir pour vos besoins."

Les termes "pour un besoin précis" sont illustrés dans le Hadith de Bukhari 1.4.148 et sont décrits comme "répondre à un appel de la nature". En français : aller aux toilettes.

4- Elle doit avoir l'autorisation de son mari pour faire rentrer des visiteurs.

Cette règle est basée sur le Hadith suivant de Bukhari 7.62.123 :

Abu Huraira a déclaré : "L'apôtre d'Allah a dit,"… [Une épouse] ne peut admettre personne dans la maison [de son mari] sauf avec son autorisation ;…"


Les principales discriminations de la femme dans la Charia

1- Une femme a besoin de l'autorisation d'un membre mâle de la famille pour se marier ; un homme pubère décide seul qui il épouse.

Si une femme veut épouser un homme que "la famille" n'accepte pas, elle doit s'adresser aux tribunaux et intenter une action en justice contre son père (ce qui n’est pas évident même dans un pays comme la Belgique, imaginez qu’une femme le fasse dans un pays musulman). Elle doit prouver que l'homme en question est un bon partenaire. S'il est d'un niveau social inférieur ou s'il existe des doutes sur sa capacité à entretenir la femme au niveau auquel elle est habituée, elle a de grandes chances de perdre l'affaire.

Plusieurs Hadith montrent qu'en principe, une femme est donnée en mariage par un homme de la famille :
Aisha, la mère des croyants, a déclaré : "L'Apôtre d'Allah (que la paix soit avec lui) a dit : "le mariage d'une femme sans l'autorisation d'un tuteur est invalide. (Il a dit ces mots) trois fois. S'il y a eu relations sexuelles, elle reçoit sa dot pour les relations que son époux a eues avec elle. S'il y a eu dispute, alors le sultan (homme d'autorité) est le tuteur pour celui qui n'en a pas."


Abu Musa a transmis : "Le Prophète (que la paix soit avec lui) a dit : "Il n'y a pas de mariage sans l'autorisation d'un tuteur."


2. Un homme a droit à quatre épouses, une femme à un seul mari

Le verset du Coran qui autorise un homme à avoir jusque quatre épouses :

4.3. Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins, ...Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).

Le droit d'un homme à avoir quatre épouses est absolu, à condition qu'il puisse les entretenir (ce qui vaut dès la première épouse). Si un homme satisfait à ses obligations, il peut épouser quatre femmes. Un exemple cynique de ce droit est donné dans un Hadith d’Abu Dawood, Livre 12, N° 2233 :

Al-Harith ibn Qays al-Asadi a transmis : "Je me suis converti à l'Islam alors que j'avais 8 femmes. Je l'ai dit au Prophète (que la paix soit avec lui). Le Prophète (que la paix soit avec lui) a dit : Choisis-en quatre [et répudie les autres]."

Certains musulmans essayent de raisonner pour prétendre, au vu du verset 4.3, qu'un homme ne peut avoir qu'une seule épouse parce qu'il lui serait impossible de les traiter toutes de façon identique, et donc "juste". Allah sait pertinemment qu'il ne peut traiter ses épouses de façon identique, c'est d'ailleurs indiqué dans le verset suivant du Coran :

4.129. Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l'une d'elles, au point de laisser l'autre comme en suspens. Mais si vous vous réconciliez et vous êtes pieux... donc Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.

Ce que signifie le mot équitable est stipulé dans un long Hadith de Bukhari 7.62.29, dans lequel Aisha, la femme-enfant de Mahomet, rapporte que le verset 4.3 lui a été révélé suite au fait que les tuteurs d'orphelines avaient payé une dot inférieure à leur "valeur du marché" pour les marier.

Equité signifie donc payer une dot conforme au marché, qui dépend notamment du statut de l'épouse. Equité signifie aussi que le verset 4.34 (qui stipule qu'un homme doit entretenir ses épouses) soit respecté (4.34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens....). Si les deux conditions sont remplies, un homme peut épouser jusque quatre femmes.

La condition qu'un homme demande l'autorisation de son épouse pour en prendre une supplémentaire n'a rien à voir avec l'Islam. Dans plusieurs pays comme le Maroc, cette condition est définie par la loi. En Tunisie, la polygamie est même interdite et donc en contradiction avec la loi islamique. La restriction de la polygamie est une affaire culturelle, introduite par la "modernisation" de la législation. L'inspiration vient de la culture occidentale, pas de l'Islam.

Le verset 4.129 reconnaît qu'un homme n'est pas en mesure de donner autant d'affection à chacune de ses femmes, mais encourage les hommes à ne pas le montrer.

Les gens qui défendent la cause de l'Islam dans l'Occident prétendent souvent qu'une femme peut se séparer de son époux si celui-ci prend une femme supplémentaire. C'est exact mais seulement si cette clause a été inscrite dans le contrat de mariage. C'est alors un droit supplémentaire qu'elle obtient. Mais cette clause est rarement stipulée, car c'est une offense pour le futur époux et le contrat de mariage est toujours conclu par les hommes.

Il est cependant possible qu'une jeune fille (ayant déjà atteint l'âge de la puberté) ou une femme adulte (veuve ou divorcée) refuse d'être mariée à un homme déjà marié.

En revanche, une femme désirant épouser un homme déjà marié ne peut demander à ce dernier qu'il se sépare de son ou de ses autres épouses. C'est stipulé dans un Hadith de Bukhari, en l'occurrence 7.62.82 :

Abu Huraira a transmis : "Le Prophète a dit, "Il n'est pas légal pour une femme (du temps de son mariage) de tout vouloir pour elle-même au divorce de sa soeur (c'est l'autre femme de son futur époux), parce qu'elle ne peut prendre que ce qui est prévu pour elle."


3- Un homme peut divorcer sans avoir à se justifier, une femme peut uniquement divorcer devant le tribunal et moyennant un dossier bien étayé

En principe, un homme doit annoncer à trois reprises qu'il veut se séparer de sa femme. Il est alors divorcé. Les règles relatives au divorce sont stipulées dans le verset du Coran 2.227 à 2.241. Le fait qu'une femme ne puisse divorcer de sa propre initiative est illustré dans des Hadith comme le 7.63.197 de Bukhari:

Ibn 'Abbas a transmis : "La femme de Thabit bin Qais est venue au prophète et a dit : O Apôtre d’Allah  ! Je ne reproche pas à Thabit ses lacunes pour son caractère ou sa religion, mais je n'aime pas, en tant que musulmane, de me comporter de manière anti-islamique (si je reste chez lui)." Là-dessus, l'apôtre d'Allah (lui) a dit, "es-tu prête à rendre le jardin que tu as reçu de ton mari (en dot)?" Elle a dit, "oui." Là-dessus, le prophète dit à Thabit, "O Thabit! Accepte ton jardin et sépare-toi d'elle."

Les points suivants sont remarquables:

- Une femme qui veut divorcer doit avoir une bonne raison (pas un homme), dans ce cas un comportement non-islamique.

- Si la femme prend l'initiative du divorce, elle doit négocier sa « libération » ou bien se « racheter avec quelque bien » . Cette règle est également appuyée par le verset suivant du Coran :

2.229. Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes

Le Coran indique de façon implicite que le mariage représente pour la femme une sorte de prison.

- Dans son rôle de juge, Mahomet donne au mari l'ordre de divorcer son épouse. Ce n'est donc pas Mahomet qui procède à la dissolution du mariage, mais bien l'époux. En Arabie Saoudite, les hommes qui ne veulent pas le divorce ne se présentent tout simplement pas au tribunal lorsque l'affaire est traitée. Ainsi, leur femme ne devient pas "libre".

Certains Hadith, comme le 7.63.226 de Bukhari, relatent la dissolution de mariage par Mahomet, dans le cas d'accusation (non établie) d'adultère :

'Abdullah a transmis : "Un homme des Ansars a accusé sa femme (d'adultère). Le Prophète leur fit faire à tous les deux le serment de Lian [par lequel l'homme dit qu'il est certain de son accusation et la femme certaine qu'elle est innocente], et il les a séparés."

Le guide de la Charia “Reliance of the Traveller” de l'école Shafi’i pose en §n1.1 qu'un divorce ne peut être valablement prononcé que :
- par l'époux
- qui a toute sa raison
- a atteint l'âge de la puberté
- et n'agit pas sous la contrainte

Disant cela, on comprend que des jeunes garçons peuvent déjà être mariés avant d'être pubères. Mais clamer cela en Belgique, c'est risquer une accusation pour islamophobie. Étant donné que les enfants ne sont pas habilités à conclure un contrat avant la puberté, cela signifie que les jeunes en question ont été donnés en mariage par leur père. Le divorce ne peut être demandé qu'une fois atteint l'âge de la puberté, sinon c’est son père ou son tuteur qui doit initier la dissolution du mariage.


4- La valeur de témoignage d'une femme ne vaut que la moitié de celle d'un homme

Cette règle discriminatoire est basée sur le verset suivant du Coran :

2.282.  ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné; qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu'il craigne Allah son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d'écrire la dette, ainsi que son terme, qu'elle soit petite ou grande : c'est plus équitable auprès d'Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d'écarter les doutes. Mais s'il s'agit d'une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n'y a pas de péché à ne pas l'écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous; et qu'on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient.

De ce passage, on retiendra les points suivants :

- En principe, seuls les hommes peuvent témoigner. Les femmes ne peuvent le faire qu'en l'absence d’un deuxième homme. On peut donc avoir des cas de témoignage de deux hommes ou d'un homme et d'une femme, mais pas quatre femmes.

- Le Coran établit que les femmes peuvent se tromper et qu'une femme peut aider une autre à rectifier l'erreur. Les témoins masculins ne sont pas sensés se tromper.

- Ce verset du Coran concerne la conclusion d'un emprunt. Les différentes écoles de l'Islam ont des conceptions diverses sur les témoignages dans d’autres cas. Certaines disent que les femmes peuvent uniquement témoigner dans le cas d'emprunt, pas dans les autres (sauf s'il s'agit d'affaires de femmes, comme un accouchement, où il n'y a généralement pas d'homme). D'autres écoles acceptent la règle générale mais avec des exceptions (où seuls les hommes sont autorisés à témoigner). Ainsi, le verset du Coran 5.106 parlant, pour la rédaction d'un testament, d'un témoignage de deux "hommes justes", la présence de femmes est donc dans ce cas exclue.

5.106. ô les croyants ! Quand la mort se présente à l'un de vous, le testament sera attesté par deux hommes intègres d'entre vous, ou deux autres, non des vôtres, si vous êtes en voyage dans le monde et que la mort vous frappe.

Le Hadith suivant montre clairement que la présence de témoins féminins n'est pas souhaitée (1.6.301) :

Abu Said Al-Khudri rapporte: … "[Mahomet] dit: 'N'est ce pas l'évidence que le témoignage de deux femmes vaut celui d'un homme?' Ils acquiescèrent. Il ajouta: 'C'est la faiblesse de son intelligence [à la femme].'

Ce Hadith illustre comment Mahomet a lui-même interprété le Coran ! Selon lui, la nécessité d'avoir 2 femmes comme témoins plutôt qu'un seul homme est due aux lacunes intellectuelles de la femme. Mahomet parle dans le cas présent de témoignages généraux, donc pas spécifiquement pour la conclusion d'un emprunt.


5- Une femme hérite de la moitié de ce que reçoivent les héritiers mâles

Cette règle discriminatoire est basée sur le verset suivant du Coran :

4.11. Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s'il n'y en a qu'une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d'eux le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant. S'il n'a pas d'enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s'il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu'il aurait fait ou paiement d'une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d'Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage .

6- Tutelle des enfants en cas de divorce

Les règles du droit de garde des enfants après un divorce varient selon les écoles de l'Islam, mais reviennent généralement à laisser les enfants chez leur mère jusqu’à un certain âge, après lequel ils passent sous la garde de leur père.

Une femme divorcée qui se remarie perd automatiquement le droit de garde de l'enfant parce qu'elle doit être à l'entière disposition de son nouveau mari. Cette règle empêche généralement les femmes divorcées de se remarier jusqu'à ce que leurs enfants soient adultes. Dans ce cas, elles sont souvent trop âgées pour séduire un nouveau partenaire et passent le reste de leur vie seules ou deviennent la deuxième, troisième ou quatrième épouse d'un homme compatissant.

La règle est basée sur des Hadith comme celui d'Abu Dawood, Livre 12, N° 2269 :

Abdullah ibn Amr ibn al-'As a rapporté : "Une femme a dit : Apôtre d'Allah, mon vagin est comme un refuge pour mon fils, ma poitrine est comme un puits pour lui, et mes genoux une protection pour lui. Son père s'est séparé de moi et veut m'emporter mon fils. L'Apôtre d'Allah (que la paix soit avec lui) a dit : tu as plus de droit sur lui tant que tu ne te remaries pas."

Renseignements plus détaillés en cliquant sur ce lien.

La situation légale de la femme dans l'Islam : que dit la Charia ?

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ETUDE DE L’ISLAM
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